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 Je sors aussi un livre bientôt

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Loustique



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Localisation : Au centre de la France
Date d'inscription : 07/12/2005

MessageSujet: Je sors aussi un livre bientôt   Ven 20 Jan à 7:14

Il s'agit d'un roman initiatique qui relate le séjour d'un néophyte dans une communauté de Maîtres, et le grand intérêt du roman se trouve plus dans l'enseignement qu'il va recevoir que dans les aventures et la romance qu'il va vivre. Pour l'instant je dispose de deux propositions (un éditeur français et un éditeur belge), mais je n'ai pas encore décidé lequel je vais choisir (ça ne devrait pas tarder). Et je ne vous raconte pas la quantité de refus que j'ai reçus avant de trouver deux éditeurs intéressés. Presqu'une année de démarches, et une trentaine d'éditeurs contactés (la moitié n'a pas encore répondu, mais je ne vais pas attendre qu'ils répondent tous pour décider d'accepter l'une des deux propositions déjà acquises). Je ne dispose pas de la célébrité de Patrick (sinon ce sont les éditeurs qui seraient venus me chercher), et j'ai si peu envie d'être célèbre que je vais signer sous un pseudonyme !

Ceux qui veulent lire le premier chapître en avant-première peuvent m'écrire en message privé, et je le leur donnerai.
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aladin



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Ven 20 Jan à 9:50

ah cool , loustique , j'espere que on vas l'avoir ici en cote d'ivoire ok,
cool ,sa
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superlette



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Ven 20 Jan à 11:09

hmmm, congrats Loustique,

j attend de te lire...
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Loustique



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Ven 20 Jan à 18:01

aladin a écrit:
ah cool , loustique , j'espere que on vas l'avoir ici en cote d'ivoire ok,
cool ,sa

Aucun des deux éditeurs ne diffuse en Afrique, (ils font la France, la Belgique, la Suisse et le Canada, et au-delà il faut des traductions ou des contrats avec des éditeurs ou des diffuseurs étrangers... et je ne sais rien sur les diffuseurs qui couvrent l'Afrique)...

Et puis avec Amazon (le e-libraire), je pense qu'on peut accéder à bien des choses.
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aladin



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Sam 21 Jan à 5:07

oui, mais tu peux faire des recherche sur internet ,
en cote d'ivoire , NEA (nouvelle edition africain) , mais nous on, ne peux pas acheter par internet ca r, on as pas de carte bancaire (CB) mais j'espere que tu vas trouve une solution a s a
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Loustique



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Dim 22 Jan à 9:38

aladin a écrit:
oui, mais tu peux faire des recherche sur internet ,
en cote d'ivoire , NEA (nouvelle edition africain) , mais nous on, ne peux pas acheter par internet ca r, on as pas de carte bancaire (CB) mais j'espere que tu vas trouve une solution a s a

Il y a toujours une solution, mais je verrai ça le moment venu avec l'éditeur. Je note NEA.
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Luce-Edith EDO



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Jeu 23 Mar à 2:02

Bonjour Loustique,
J'ai parcouru votre lettre et je suis particulièrement interessée. je voudrais comme voues l'avez dit que vous m'envoyiez une partie de votre lives pour que je puisse lire; je voue en remerci. Luce-Edith EDO
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Luce-Edith EDO



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Jeu 23 Mar à 2:13

Bonjour Loustique,
J'ai parcouru votre lettre et je suis particulièrement interessée. je voudrais comme voues l'avez dit que vous m'envoyiez une première partie de votre livre pour que je puisse lire; je vous en remercie. Luce-Edith EDO
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Luce-Edith EDO



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Jeu 23 Mar à 2:13

Bonjour Loustique,
J'ai parcouru votre lettre et je suis particulièrement interessée. je voudrais comme vous l'avez dit que vous m'envoyiez une première partie de votre livre pour que je puisse lire; je vous en remercie. Luce-Edith EDO
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aladin



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Jeu 23 Mar à 3:27

bon si tu veux moi je peux t'envoyer peut etre que loustique n'as pas le temps , envoie moi ton mail par message prive ok,
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Deep_Blue_Sea



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MessageSujet: Intéressé   Jeu 23 Mar à 6:58

Bonjour,
Pourriez-vous m'en envoyer une copie au deeplake777@hotmail.com?

Merci d'avance
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BOBORAB



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Localisation : BURKINA FASO
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MessageSujet: YAH ALADIN LE MALIN   Ven 24 Mar à 4:34

Non, Aladin tu as mon mail stp envoie moi du Louistique, je vais me gaver. Hey princesse, big up à toi. On vas voir ce que ça donne. Noublie pas nous on vis ici à ZION (AFRIKA), pense à nous. JAH BLESS IT UP! YAH KNOW!!!
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Loustique



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Ven 24 Mar à 9:43

aladin a écrit:
bon si tu veux moi je peux t'envoyer peut etre que loustique n'as pas le temps , envoie moi ton mail par message prive ok,

Merci Aladin... J'ai un peu de temps en ce moment (une pause entre deux ouvrages et deux négociations)... mais ça ne va peut-être pas durer. Il n'y a pas encore de date de sortie du roman... même si l'éditeur est choisi.

Pour simplifier la vie à tout le monde, je vais poster ci-dessous l'extrait (premier chapitre), et ne m'en voulez pas si cela vous donne envie de lire la suite... et qu'il faudra patienter encore quelques mois.


Dernière édition par le Ven 24 Mar à 9:47, édité 1 fois
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Loustique



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Ven 24 Mar à 9:45

Premier extrait du roman initiatique.

1

J’étais en vacances dans un petit village près de Cahors, dans le sud de la France. J’étais là depuis quelques jours, et il me restait encore trois bonnes semaines avant de devoir retourner vers mon existence de citadin. J’avais pour moi tout seul la grande maison familiale. Une assez belle villa pourvue d’une grande cour, d’un joli jardin et d’une modeste piscine, bien à l’intimité derrière une grande clôture de deux mètres de hauteur. Il y avait six ou sept autres maisons aux alentours, chacune protégée aussi par une clôture, et c’était cela le village. Je rencontrais parfois quelques-uns de mes voisins lorsque je sortais me promener dans les bois qui jouxtaient le village. On se disait poliment bonjour, sans plus. Un endroit d’une grande tranquillité. Ah ! Pas de télévision. Pas de radio. Et il pouvait se passer des jours et des jours avant qu’une voiture ne traversât la rue du village…
Je m’étais couché comme d’habitude, à une heure tardive. En me réveillant vers la fin de la matinée, je fus extrêmement troublé. Je ne reconnaissais pas les lieux. Je crus d’abord que j’avais une sorte d’amnésie. Cette idée m’inquiéta pendant quelques secondes, mais bientôt l’évidence s’imposa à moi. La veille, je m’étais couché dans ma chambre. Dans mon lit. Ma grande chambre, avec sa massive armoire ancienne, son lit d’époque qui grinçait un peu quand je bougeais, son lustre scintillant qui se balançait lorsqu’un petit coup de vent s’engouffrait par la fenêtre, son odeur de vieil esthétique avec ses notes suaves… Et voici que ce matin, je me réveillais dans un autre décor. J’étais sur une simple natte, dans une pièce vide et circulaire. Je me levai. Je n’avais plus mon pyjama. J’étais habillé d’un genre de toge-soutane beige, avec une ceinture blanche à la taille.
J’inspectai rapidement mon nouvel environnement. Il y avait une fenêtre assez haute, par laquelle s’infiltrait un grand flot de lumière malgré le rideau de lianes. Je vis la porte. Elle était fermée. Tout cela m’intriguait beaucoup… et m’effrayait aussi. Etais-je victime d’un kidnapping ? Etais-je dans un rêve plus vrai que nature ? Je fis quelques pas vers la porte… et la porte s’ouvrit avant que j’aie pu poser la main sur la poignée. Un homme se planta sur le seuil. Il me regardait en souriant.
- Bonjour mon ami, me dit-il.
Il était habillé avec une toge-soutane lui aussi. Identique à la mienne. Avec la même ceinture à la taille. Il avait à peu près ma taille, c’est-à-dire environ un mètre soixante dix. Ce simple détail, peut-être puéril, me rassura un peu… Il était noir, des traits plutôt africains, avec un grand bouquet de cheveux sur la tête.
- Bonjour, répéta-t-il.
- Bonjour, répondis-je.
Il fit un geste qui m’invita à sortir. Je m’avançai prudemment. Lorsque je mis mon nez dehors, je vis un étonnant décor. Il y avait une grande cour, au centre de laquelle se trouvaient deux chaises en vis-à-vis. A l’opposé de la case de laquelle je venais de sortir, c’est-à-dire à l’autre extrémité de la cour, il y avait une autre case. Je me retournai pour examiner la case dans laquelle j’avais été, puis j’examinai l’autre case. Elles semblaient identiques. L’homme me désigna la case opposée.
- J’habite là-bas.
Je hochai la tête, ne sachant pas comment réagir. Etrangement, je me sentais bien. Mieux que jamais en réalité. L’inquiétude et la frayeur s’étaient vite dissipées. Je me sentais en confiance. Le soupçon d’un kidnapping était bien loin.
- Qui êtes-vous ?
- Je suis le Maître Danguil.
L’homme m’entraîna vers les deux chaises. Lorsque nous fûmes installés l’un en face de l’autre, il prit la parole.
- Tu te demandes peut-être où tu es ?
- Oui, acquiesçai-je.
- Tu es dans ma retraite, au cœur de la forêt des abeilles, quelque part dans la virginité de la forêt du Gabon.
Je levai la tête pour regarder autour de moi. L’endroit était entouré d’une épaisse forêt. Et malgré tous les efforts que je fis pour discerner un sentier quelconque, je ne vis rien. La forêt était dense et semblait former une clôture hermétique autour de la retraite. La cour était circulaire, et elle était habillée d’une agréable pelouse verte. Il se dégageait de toute cette atmosphère une grande vitalité. Mon attention revint à celui qui s’était présenté comme le Maître Danguil. Il m’avait l’air jeune. Peut-être la trentaine.
- Comment suis-je arrivé ici ?
- Je t’ai téléporté.
- Hein ?
- Tu as bien entendu.
Comme pour me convaincre le plus rapidement possible, il tendit sa main devant mes yeux, la paume ouverte. Sa main était vide. Puis, je vis comme un petit flash lumineux, et une montre se matérialisa sur sa paume. L’objet était venu de nulle part. Il n’avait fait aucun geste suspect, et les manches de sa toge-soutane ne tombaient pas plus loin que ses coudes. Il me donna la montre. Je l’examinai. C’était la mienne ! Je la tins fermement entre mes doigts.
- Mais… mais… balbutiai-je.
- C’est ta montre.
- Vous venez de la téléporter ?
- Oui. Et je t’ai téléporté, comme je viens de le faire pour ta montre.
Il claqua des doigts, et la montre disparut. Je le regardai, interloqué.
- Tu n’auras pas besoin de ta montre ici.
Il se cala confortablement sur sa chaise, puis il croisa les bras.
- Pourquoi m’avez-vous fait venir ?
- Pour deux raisons.
Il prit une grande inspiration. Puis il expira doucement. Je ne voyais rien, mais je sentais une grande énergie rayonner de lui. Un Maître !
- Quelles sont ces deux raisons, Maître ?
Je l’appelais Maître. Comment pouvais-je faire autrement ?
- Voici la première raison : stimuler ton développement spirituel en te livrant quelques clefs. Et voici la seconde raison : stimuler le développement spirituel des gens à travers le compte-rendu que tu feras de nos entretiens.
Il me fit un clin d’œil.
- Au fil des jours je t’enseignerai les principales base de la science de l’Eveil, tu en sauras chaque jour davantage, et lorsque tu partiras d’ici, tu en sauras assez pour pouvoir réaliser l’Eveil sans avoir besoin de la guidance rapprochée d’un Eveillé. L’enseignement que tu recevras ne sera pas complexe. Tu auras simplement à rapporter nos entretiens, tu n’auras pas à relater tout un récit. Ce sera plus simple à écrire pour toi.
Ah ! Je n’allais donc pas passer le reste de ma vie ici. Cette information me mit en confiance.
- Est-ce que mon séjour sera long ?
- Non. Une demi-dizaine de jours suffiront largement.
Je fus soulagé. J’allais pouvoir profiter du reste de mes vacances…
- L’enseignement que tu recevras ici sera simple. La simplicité a toujours été le meilleur véhicule des réalités éternelles. Autant que ce sera possible, je m’efforcerai de te donner des démonstrations pratiques de ce que je t’enseignerai. Tes oreilles entendront. Tes yeux verront. Et ton cœur reconnaîtra.
- Maître, comment vais-je pouvoir me rappeler de tout ce que vous me direz ?
- Je graverai les choses fermement dans ta mémoire. Si je peux te téléporter, je peux aussi graver des choses dans ta mémoire.
Naturellement, imprimer des informations dans ma mémoire ne devait pas être plus difficile que me téléporter.
Je baissai les yeux. Une rougeur de honte me recouvrit le nez. Je pensais que présenter cette expérience comme authentique m’exposerait au jugement des sceptiques et pourrait même nuire à ma carrière professionnelle… Par contre, présenter les choses comme une fiction ne pouvait pas engager ma réputation. Je me dis que je rapporterais les choses en présentant l’ensemble comme un roman. Un roman spirituel…
- Ce n’est pas grave si tu présentes cette expérience comme un roman spirituel. Si un livre sait vivifier l’amour, l’espoir et la compréhension dans le cœur de l’homme, alors peu importe sous quel genre on le range. Un roman spirituel, cela est même une bonne idée, car les gens l’ouvriront en s’attendant déjà à y trouver un enseignement de vie, et pas une littérature de violence et de mort.
Le Maître avait lu dans mes pensées. Je le remerciai de soutenir ainsi ma décision silencieuse. Ma honte disparut.
Ma honte ne fut pas la seule à disparaître. Le Maître aussi disparut.
Alors que je me retournais dans tous les sens, cherchant le Maître, une petite phrase résonna dans ma tête :
- Notre premier entretien commencera dans deux heures.
« Ah bon », pensai-je. J’avais donc deux heures de liberté devant moi…
Je repensai aux mots du Maître : « et pas une littérature de violence et de mort ». En parlant, le Maître introduisait une inhabituelle magie dans ses mots, une magie qui en faisait comprendre le sens avec plus de vivacité. Quelque chose que je serais malheureusement bien incapable de reproduire dans ces lignes… Quand j’entendis les mots « violence » et « mort », je songeai à tous ces romans que j’avais lus, et qui multipliaient les meurtres, les conflits, les vengeances et les colères… Je n’appréciais pas vraiment ce genre de romans, ou alors je leur témoignais une affection un peu névrotique… et en même temps j’aurais eu honte de lire quelque chose qui ne contenait pas de violence et qui aurait pu simplement inspirer de l’amour et de la compassion…
Il y avait dans mon esprit un incompréhensible programme qui m’obligeait, insidieusement, à déprécier tout ce qui pouvait inciter simplement au bonheur, à ce bonheur sans histoire qui naissait de la simplicité et de l’humilité… J’avais en stock, quelque part dans mes neurones, tout un tas de qualificatifs désobligeants pour ce genre de choses…
Etrange structure de mon esprit… Quelque chose en moi aimait l’énergie de noirceur de certains romans, mais ce quelque chose n’était pas vraiment moi. C’était ce moi en colère. Ce moi violent. Ce moi mesquin. Ce moi susceptible. Ce moi méprisant. Ce moi malheureux qui voulait que le reste du monde connaisse le même sentiment de muette détresse… Ce moi qui aurait bien voulu punir, avilir, rabrouer, dominer, rabaisser, ridiculiser, détruire, et qui n’hésitait pas à agir en ce sens à chaque fois que la situation semblait lui assurer une certaine impunité… et souvent avec une satisfaction amère… Ce moi qui se moquait de cet étrange et timide désir de paix et d’amour…
Je chassai toutes ces pensées d’un mouvement de tête. Je n’étais pas là pour ressasser de mauvaises pensées. Ce lieu devait probablement être un lieu saint… Ici, je pouvais me regarder dans les yeux et assumer mon désir de bonheur simple et humble, sans en avoir honte, sans en avoir peur… Ici, je pouvais laisser tomber ma carapace de guerrier battu et m’avancer les pieds nus, sans craindre le regard moqueur des autres si je voulais me mettre à chanter à tue-tête mon espoir de vie heureuse et sans détour…
Ici ? Un endroit plutôt impressionnant…
Je n’osais pas me lever de ma chaise. Tout ce décor était intimidant. Ce n’était pas tous les jours que je pouvais me sentir encerclé par une forêt dense peut-être remplie de fauves et de bêtes féroces. Ce n’était pas tous les jours que je pouvais entendre autour de moi… un profond silence, peuplé de milliers d’intelligences invisibles.
Ma toge-soutane était belle. Genre de robe qui devait me donner l’apparence d’un moine ou d’un curé. Le tissu doux et soyeux ne se froissait pas. Un genre de soie peut-être… je ne connaissais rien aux textiles. Deux heures, et pas le courage de me lever pour aller faire un petit tour de reconnaissance.
Je jouai avec le bout de cordelette qui dépassait de ma ceinture… Je m’ennuyais un peu. Pour tromper l’ennui, je me dis que le mieux serait de faire un peu le point sur moi-même. On n’était jamais assez passionné par soi-même. Je me penchai en avant et me calai la tête dans les deux mains, en appui sur le menton. A demi plié en deux, les coudes sur les cuisses, les yeux dans le vague… Ma position favorite pour réfléchir… sans effort.
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Loustique



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MessageSujet: Re: Je sors aussi un livre bientôt   Ven 24 Mar à 9:46

Deuxième extrait du roman initiatique.

Alors que j’allais me lancer dans l’exploration délectable de mes souvenirs, j’entendis un cri lointain. Un étrange cri, qui semblait provenir des entrailles de la forêt. Un cri déchirant, qui exprimait à la fois terreur et frayeur…
Je me redressai.
Ce cri était vraiment bizarre. En même temps lointain et proche. Ne l’avais-je pas entendu juste là, au creux de mon oreille ? Ne l’avais-je pas entendu comme un écho plongeant vers moi, par-dessus des centaines de kilomètres de végétation sauvage ?
Soudain je réalisai que j’étais bien incapable d’identifier l’origine de ce cri. Un cri humain ou un cri animal ?
Je me levai enfin de ma chaise, d’un bond. Le cri venait de se reproduire, avec une plus grande netteté. Une onde cristalline transperçant l’air, comme une lame de vaisseau sur le flot des eaux. Un cri ni trop fort, ni vraiment faible. Quelque chose comme une intensité surnaturelle…
… Puis tout redevint calme et paisible.
Qu’est-ce que c’était ?
Une énorme muraille invisible de sécurité me recouvrit. Je ne vis rien, mais je me sentis pénétrer dans un enclos sacré et inviolable. Ou plutôt c’est l’invisible protection qui me prit dans son sein. L’air autour de moi paraissait plus clair, plus lumineux. Les arbres derrière les cases semblaient plus vivants… Je n’étais pas seul, même si personne ne se présenta.
Je me rassis.
En quelques poignées de secondes, je venais de traverser ce qui devait probablement être une épreuve secrète, ou une mystérieuse attaque. J’avais entendu le cri de l’enfer et l’envie de partir d’ici ne s’était pas saisie de moi. J’avais eu peur, mais ma peur s’était estompée quand j’avais compris que j’étais entre les mains d’un Maître. Dans la lumière du Maître rien ne pouvait m’arriver. Aucune force dans cette forêt ne pouvait percer cet invisible bouclier de protection que je percevais autour de moi. J’étais hors de tout danger.
J’avais pensé victoire trop tôt !
Brusquement, la clarté du jour disparut ! C’était la nuit ! La nuit noire ! L’obscurité était si dense que j’étais incapable de voir mes doigts alors que je les agitais devant mon nez.
Est-ce que j’étais dans un rêve ? Tout ça me semblait si réel pourtant ! Ce devait être un cauchemar. Je fermai les yeux. Mais à quoi cela pouvait-il servir, dans cette épaisse obscurité ?
Le cri indescriptible se mit à rugir tout autour de moi. Un vent glacial et brûlant me fouettait le corps et tournoyait au-dessus de ma tête. J’ouvris les yeux, et je vis que la retraite du Maître était entourée de grandes flammes rouges.
J’éclatai de rire !
Ça ne pouvait pas être réel ! Ça ne devait pas être réel !
Alors que je niais la réalité de ce que je voyais, un grand trait enflammé bondit par-dessus les arbres et s’abattit à mes pieds. Le choc fut brutal et je fus éjecté de ma chaise. Je me retrouvai affalé par terre…
C’était bien réel !
Je me mis à trembler de tous mes os.
- Maître, à l’aide !!!!
Je criai de toutes mes forces.
Alors que les mots sortaient de ma bouche, je sentis quelque chose bouger dans mon cœur. C’était comme un pétale de fleur qui s’ouvrait. Comme un soleil qui se levait et dardait ses rayons pour dissiper les brumes de l’aube nouvelle… Une grande vague de paix s’exhala de ma poitrine et se répandit tout autour de moi.
Soufflées par cette mystérieuse énergie qui irradiait de mon cœur, les ténèbres et les flammes se dissipèrent. La virginale clarté du jour se déploya à nouveau, et le sentiment de protection revint. Mais ce sentiment était différent. La première fois je me sentais protégé de l’extérieur… Cette fois, je sentais que j’étais protégé de l’intérieur. Quelque part dans mon cœur, j’étais relié à l’énergie du Maître, et je savais que cette énergie pouvait me protéger, si je le demandais sincèrement…
Tout était rentré dans l’ordre.
Le silence et l’intense tranquillité de l’endroit s’imposèrent à nouveau.
J’étais fatigué. La fin de matinée ne devait plus être bien loin, et je n’avais pas pris de petit-déjeuner. Je commençais à avoir faim. Une idée saugrenue me traversa l’esprit. Je me recueillis et dis :
- Maître, j’ai faim. S’il vous plaît, veuillez apaiser ma faim.
J’attendis quelques secondes. Je regardais tantôt à mes pieds, tantôt sur la chaise en face. Je me disais qu’un plat allait probablement se matérialiser devant moi…
Mais il n’y eut rien.
Rien ?
Pas vraiment. Une sensation de satiété me gonfla l’estomac, et une sensation de vigueur pénétra mon corps. Ma prière avait été exaucée, mais pas de la manière dont je m’y attendais. Tout ce qui comptait, c’était que je n’avais plus faim. J’allongeai les jambes et je m’adossai négligemment sur le dossier de la chaise. Les mains croisées sur le ventre, la tête un peu penchée en arrière, les yeux fermés, je me lançai dans un petit somme…
Avant de m’engouffrer dans le sommeil, je me dis que mon idée de présenter cette aventure comme un roman spirituel était décidément une bonne idée. Tout ce qui m’était arrivé depuis ce matin était du domaine de l’incroyable, de l’impossible. Même si j’avais eu le courage de présenter tout cela sous le signe de l’authenticité, tout le monde aurait trouvé commode de considérer tout ça comme une fiction… tout le monde, même ceux qui étaient les plus enclins à admettre que la réalité dépassait la fiction…
… Je dormis…
Je ne sais pas combien de temps je dormis. A mon réveil, j’étais frais et dispos.
Quand j’ouvris les yeux, je vis que le Maître était assis en face de moi.
- Notre premier entretien peut commencer, dit-il avec un air détaché.
Je me rajustai.
- Attendez, Maître… j’ai vécu des choses…
- Oh, c’était trois fois rien. Oublie ça.
- Est-ce qu’il s’agissait d’un test ?
- C’était ton premier apprentissage. Tu as appris à faire appel à l’aide de Dieu. Certes, ma présence a grandement amplifié les choses, mais l’énergie de Dieu est venue à ton aide avec une intensité déterminée par l’intensité même de ton appel intérieur. Telle est l’aide de Dieu.
- De Dieu ? Maître, j’ai cru que l’aide venait de vous…
- Quelle différence ?
- Seriez-vous Dieu, Maître ?
J’étais prêt à m’incliner tout bas et à lui baiser les pieds s’il me répondait oui.
Le Maître secoua la tête en signe de dénégation.
- Je ne suis pas « Dieu », dit-il en appuyant sur le mot. Mais ma divinité intérieure est si pleinement éveillée qu’on peut dire à juste titre que je suis un émissaire de Dieu parfaitement habilité à parler et à agir en son nom, parce que l’énergie de Dieu peut s’écouler librement à travers moi, sans entrave.
- Un émissaire de Dieu ?
- Oui, un émissaire de Dieu. C’est-à-dire un fils de Dieu ayant réussi à éveiller la divine lumière que Dieu a mise dans son âme.
Je m’inclinai tout bas, sans pour autant lui baiser les pieds. J’étais profondément impressionné.
- Mais toi aussi, comme tout le monde, tu es potentiellement un émissaire de Dieu.
Je regardai le Maître avec de gros yeux. Moi ? J’étais pourtant si… je n’osais pas penser « si stupide »… mais je l’étais quand même. Je me sentais profondément incapable de devenir un jour quelque chose comme émissaire de Dieu. A peine pouvais-je espérer devenir le chef de mon service… et encore je m’en sentais incapable la plupart du temps. Le Maître me prit les mains dans ses mains, puis il me regarda droit dans les yeux. Son regard était si surhumain, et si humain en même temps.
- Tu es pleinement digne de devenir un émissaire de Dieu, me dit-il. N’écoute pas ton ego, écoute seulement ton cœur.
- Mon cœur me dit qu’un tel rêve est très au-delà de ma portée…
- Ça, c’est ton émotionnel qui te le dit. Va plus en profondeur !
Le Maître posa une main sur ma poitrine.
Il avait raison. Quelque chose de très profond en moi me disait que j’étais digne de devenir un jour un émissaire de Dieu. Mieux que cela, j’étais destiné à devenir un jour un émissaire de Dieu. Ce n’était pas un vague espoir. C’était une certitude. Une calme et invincible certitude, qui se riait bien de mes doutes et de mes faiblesses. Mais je n’étais pas le seul. Tous les êtres étaient destinés à la même réalisation.
C’était incroyable.
Le Maître ôta la main, et je retrouvai mes faiblesses et mes doutes habituels.
- Chaque chose en son temps, me dit-il. C’est l’heure de notre premier entretien.
Je ne dis mot, mais je lui étais reconnaissant de m’avoir permis de contacter en moi cette certitude concernant la nature profondément divine de mon destin, et du destin de tous les êtres. Je savais maintenant qu’au-delà de mes émotions, il y avait un cœur fermement établi dans la paisible force de l’éternité.
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